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26.01.2012

Le désir de Vous

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« Catharsis : Vous me faîte mal, Vérité.  Pourquoi gardez-vous ce masque de Zorro  ?  C’est puéril. Il n’a y a aucun bandit ou alors le bandit est en chacun de nous avec le diable et aucun Zorro n’en viendra à bout. Je vous ai reconnu. Je vous croyais plus âgé : plus de soixante ans, peut-être bien plus encore sans doute à cause de cette sagesse qui enveloppe chacun de vos mots même lorsqu’ils sont durs. Je vous ai aimé sans visage mais je vous aime encore plus à présent que je vous vois.  Pour ne pas être déçue, j’ai imaginé tout ce que vous auriez de bonnes raisons de vouloir cacher derrière la virtualité : le nombre d’années, la calvitie, les kilos, les cicatrices,  la maladie, le handicap. Je me sentais emplie d’un amour inconditionnel.  Peu m’importait de savoir   à quoi vous pouviez ressembler : votre beauté spirituelle vous transfigurait   d’avance.  J’ai senti le désir de vous comme une fièvre obsédante qui me dévore qui me parcourt,  perçu les frémissements de ma vulve  prête  à vous recevoir et vous aimer  jusqu’au bout de mes doigts impatients de  caresser chaque centimètre de votre corps qui ne peut être que sublime. Je voulais vous aimer dans votre vérité et  je vous trouve presque trop beau.  Vous êtes humainement beau quand celui que j’attendais était tout simplement magnifique. La véritable beauté est celle que l’amour invente et qui n’appartient qu’aux amants. »

  extrait de ma  pièce  "La Toile"  

24.01.2012

Le déni

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Depuis le mois de juin je vis au rythme de la succession d'évènements plus ou moins graves perturbent mon immeuble avec  en point d'orgue  un  mur sur un pallier  menaçant de s'écrouler sur les gens et pour quotidien des provocations; le droit de se faire traiter de facho alors que j'ai toujours voté à gauche. Il nous a fallu contourner plusieurs mises en danger suite à des actes  de vandalisme et malveillances.

Depuis plus de six mois,  suis sur le qui-vive, je fais des cauchemars mais j'espérais qu'au moins la justice  trancherait. Je viens d'apprendre que la plainte pour mise en danger d'autrui restera lettre morte.  Non-lieu,  retrait, arrangement à l'amiable? Je ne saurais jamais. On ne nous dit pas tout, à nous pauvres locataires miséreux §  Nous sommes la dernière roue de la charrette  !

Bref c'est comme si tout ceci n 'avait jamais existé. C'est comme si notre parole  n'avait pas à être entendue, que le cauchemar que nous fait vivre depuis des mois  ce voisin était dans l'ordre naturel des choses.  Au mieux, il sera expulsé en temps voulu et  partira quand un  bailleur social  lui trouvera un logement; Alors c'est ça une expulsion ? Mais pourquoi  il y a -t-il autant  de SDF si avant de vous expulser,    on attend  qu'on vous propose un relogement. ? Je n'ai pas eu cette chance quand avec ma famille  ( mon fils avait cinq ans)  nous avons reçu  un commandement  à quitter les lieux  ! Si désormais  les lois protégent mieux  les personnes expulsées  on ne  peut que s'en réjouir mais quand je pense à tous ces malheureux qui dorment dehors, je me dis que face à la pénurie de logements il y aurait  des personnes à reloger bien  avant lui !

Si le propriétaire  n'est pas plus affecté que ça , c'est que les choses ne tournent pas si mal que ça pour lui. On est bien content pour lui.  Mais nous,   qui avons été traînés  dans la boue,  qui avons à plusieurs reprises  et qui  évité le pire, notamment en l'avertissant à temps du risque d'effondrement du mur  pouvons nous espérer une réparation pour le dommage moral  que nous subissons depuis des mois ?

Si le mur n'avait pas été consolidé à temps grâce à notre vigilance et    surtout grâce aux maçons  appelés par le propriétaire, il y aurait eu des morts ou des blessés graves une semaine plus tard lorsque des étudiants se sont appuyés ce mur pour  faire passer une machine à laver sur ce pallier avant de tourner pour descendre l’escalier.  

Si au lieu des parpaings mis par les maçons,  il y avait toujours eu   le pan de mur défoncé,  il  y avait un réel risque d'effondrement car la colonne de soutien de ce mur était entamée. S'il y avait eu des morts, la plainte pour mise en danger  aurait  suivi  son cours et là,  on aurait trouvé des responsables.

Qu'est ce qu'on gagne  pour avoir fait preuve de civisme en signalant un danger et donc permettant son évitement   nous  attirant  l'hostilité  les provocations dénigrements   et  agressions verbales  de ce voisin ? Tout ça pour voir  notre témoignage nié et  nous épreuves ignorées.

Nous aussi on aurait pu être je-m'en-foutistes  et ne rien dire. Et vogue la galère

Allez  tout ça n'a jamais existé, n'en parlons plus !   Personne ne se souciera de ce que nous avons subi. Notre  vie quotidienne a été bousillée depuis des mois ; il faut  nous  reconstruire  quand même,  mais avec ce type  en face de chez nous, ça va être difficile puisqu'il va pouvoir nous narguer de plus belle !

Mais puisqu'on doit  lui donner un bel appartement pour le comportement exemplaire dont il a fait preuve mois  en se débrouillant pour avoir un logement insalubre sans  qu'on comprenne très bien pourquoi- ça vous tombe dessus comme  ça l'insalubrité  :  c'est la faute à personne si ya que chez vous que c’est comme ça  la  fatalité sans  doute-   alors oui puisqu'il mérite autant d'égards, au moins qu'on le reloge dans les plus brefs délais pour qu'on puisse tenter d'oublier tout ça.

Qu'on  lui donne un château si on veut  pour son  civisme  à tout crin mais au moins qu’il  parte vite  !   En ce qui nous concerne ça fait 20 ans que nous qui sommes  mal logés  à trois dan un appartement avec des mezzanine  sans possibilité de nous isoler, mais nous ne risquons pas de nous voir proposer un logement plus adapté à nos besoins   On sait pas y faire,  sans doute 

Si je devais me réincarner un jour dans un monde aussi tordu que celui-ci,   je ne choisirais peut-être pas d'être réglo. Mais à mon âge il est trop tard. Faut bien qu'il y ait de gens pétris de bonnes intentions pour encaisser les  coups à la place des autres !

 Reste que je pourrais toujours écrire un livre racontant  en détail de ce que nous avons vécu.  Je changerais les noms et les lieux,   mais je  me dis que c'est un devoir pour moi de témoigner et peut-être  enfin me libérer de cauchemar.

 

23.01.2012

L'angoisse des concepts

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Il m'arrive de plus en plus souvent d'éprouver une terrible  appréhension   rien qu'à l'idée de parler de ma peinture. Je diffère toujours le moment  de le faire et dès que Georges veut que nous prenions un temps pour parler de nos nouveaux concepts, j'ai un petit pincement au cœur et je me rétracte Ce n'est  pas que ce ne soit pas passionnant, bien au contraire !  Lorsque nous  commençons   à  voyager avec les concepts de notre peinture, plus rien ne nous arrête ! Mais hier,  encore à la simple idée d'expliciter les évolutions de ma  peinture, je me suis rétractée  et j'ai dit évasivement :   "Non je ne me sens pas envie...  d'en parler. En prononçant ces mots, j'ai  sursauté à propos de ce "pas envie" ou plutôt pas" en vie." C'est peut-être ce que j'ai appelé alors    la "non-vie" qui m'a fait peur.

Il y a quelque chose de glacial dans ma peinture enfin pas en elle parce qu’elle  traduit aussi ma sensibilité mais plutôt   dans les concepts qui triturent comme des abstractions des formes humanoïdes "dramatiquement déformées" pour reprendre l'expression de Marc Larivière. Cette plongée de la peinture  dans des univers  impalpables  me  donne parfois le vertige mais la véritable raison de mon angoisse  ne se situe pas là.  Je n'ai pas peur des mondes parallèles enfin jusqu'à un certain point. Tant qu'ils sont explorés dans l'art, il n'y a pas trop le risque de s'y perdre.

Ce qui me chagrine le plus est de continuer à faire avancer nos recherches au risque de nous isoler d'avantage. Le monde de l'art , (galeries, institutions, critiques  collectionneurs)  ne sont déjà pas venus jusqu'à nous quand ce que nous expliquons n'était pas trop difficile à comprendre ( avec un peu de bonne volonté) . Si nous rendons les concepts toujours plus pointus  n'allons-nous  pas  augmenter l'incompréhension envers nous ?   Ou peut être un jour forcer le respect  selon Georges  qui pense qu’il faut persister envers et contre tout.

 

 

 Parfois j'ai envie de faire marche arrière,  d'oublier nos recherches en peinture  alors que je  sais qu'elles sont bien plus fondamentales que tout ce que j'ai pu  créer par ailleurs.

Lorsque je vois que la société a fait  des chercheurs dans les arts plastiques, des parias parce que les institutions ne comprennent  que  les formes  artistiques du passé,  je me prends à rêver  d'une autre vie qu’il est trop tard pour mettre en œuvre. Alors parfois, je laisse  tout ça de côté pour un temps.  La création isole du reste du monde. Je  ne me  sens pourtant pas dans une tour d'ivoire et  encore moins frappée d'une quelconque incapacité à communiquer comme ces deux  personnages troublants et bouleversants du film  de Saverio Costanzo . "L a solitude des  nombres premiers " que j'ai vu  récemment. Non je n'ai rien de commun avec le génie des mathématiques  incapable de dire "je t'aime" à la  seule femme vraiment faite pour lui.

 

Au contraire, je cherche toujours à rendre nos concepts accessibles à toute personne qui veut bien se donner la peine se s'y intéresser. A la différence de Georges, je n'ai jamais  été très portée sur les matières scientifiques   et  la physique reste  un grand mystère pour moi.. Pourtant, depuis que nous avons inscrit  ce mouvement "Conjonction "dans une problématique  spatiale ,  nous laissons venir un certain nombre d'intuitions qui ne contredisent pas la physique quantique. Mais comme c'est un langage peu habituel pour évoquer  la peinture, je  tente de le traduire  et de le simplifier . Georges  et moi, nous complétons t bien. Il bouillonne d'inventivité et  moi je construis les textes explicatifs  en démêlant des concepts  parfois tirés par les cheveux...

Bien  entendu,  nos considérations sur la peinture  ne prétendent pas être  scientifiques Vu  qu'il  s'agit d'art, il y a  toujours un côté approximatif.. L'absence de rigueur n'aura donc pas de conséquences catastrophiques   ce qui confère à la création une  grande liberté. Peu importe qu'il s'agisse d’un mensonge si ceci permet de mieux comprendre une vérité.

 

L'an passé Georges avait voulu évoquer la relativité restreinte  pour mieux  évoquer  l'évolution de ma peinture. J'avais refusé parce que j'aime mieux utiliser mon senti et mes mots à moi. Cette année j'y suis prête à mettre cet additif sous mes cibles inclinées  parce que ma démarche   picturale  a encore évolué et pose de nouvelles interrogations.

Et tant pis  si  peu de gens ont envie de suivre. Je sais que ceux  qui prennent la peine de regarder en détail le site du mouvement "Conjonction"    apprennent quelque chose sur la peinture.

 

 Site du mouvement "Conjonction  http://conjonction.jimdo.com/

 

19.01.2012

Ecrire, c'est se dévoiler

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Dans les débuts de la généralisation des blogs  à la fin de 2005, j’avoue n’avoir pas très bien compris pourquoi tant  de gens utilisaient un pseudo. Il s’agissait alors  pour moi de parler de ma peinture et de l’exposé des concepts de mouvement que j’avais  contribué à créer ; Je voyais mal pourquoi je l’aurais fait au nom de Lola   Jeanne  d’Arc , la Reine Margot  ou  Pintraque  ou Tartenpionne.

Chaque artiste n’aspirant qu’à faire connaitre sa création, le plus simple est d’utiliser sa véritable identité. Si le choix d’un pseudonyme  est préféré, ce dernier accompagne l’artiste qui le choisit et devient son  identité d’artiste. S’il devenait célèbre, son patronyme apparaitra de toute façon dans sa biographie.

Ayant donc l’habitude d’ouvrir mes premiers blogs  sans pseudo, j’ai été très vite  confrontée aux limites imposées par mon patronyme.

 D’une chose à l’autre,  un blog est aussi devenu pour moi un journal intime et il m’a semblé préférable  de m’exprimer parfois sous pseudo. Ce n’est pas que je n’aime pas le mélange des genres mais, les choses étant ce qu’elles sont  et les esprits cartésiens solidement ancrés à leurs convictions il m’a  semblé dangereux dans un premier temps de publier sous une même  identité des textes conceptuels sur ma peinture  et  des considérations spirituelles, mystiques   donc irrationnelles . C’est ainsi qu’est née « Marthe » sur le blog de Connaissance ( nouvel obs).

Il n’y a pourtant  pas de frontière entre ma démarche artistique et ma spiritualité. Je rationnalise ma recherche mais il n’existe pas d’art sans spiritualité il n’existe pas de processus de création artistique  base ne fasse pas appel à l’irrationnel puisque la véritable création consiste à  donner forme à quelque chose qui n’existe pas encore.

 

 Par contre il est tout à fait possible d’être artiste sans  être mystique et sans aucune référence à Dieu.

 

L’époque où j’avais besoin d’un pseudo pour exprimer une autre partie de moi   est révolue. Mon livre  « Une aventurière de Dieu m’a permis de rassembler mes diverses facettes  puisque ce livre   évoque mes interrogations métaphysiques  et ma rencontre avec Dieu  à travers les étapes les plus marquantes de ma vie.

A partir de là, s’est posée à moi la question de savoir pourquoi je me resterais anonyme  Le moins que l’on puisse dire est  que mes blogs sont nettement plus lus que mes livres. De plus ,un blog est accessible à n’importe qui sur simple clic. Se procurer un livre est une toute autre démarche.  Une personne qui achète un livre dans lequel je parle de moi  a envie d’entrer dans mon intimité mais  en accomplit le chemin ; de cet échange nait  une rencontre entre l’auteur d’un livre.

 

Se rendre sur un blog répond à une toute autre logique dans laquelle intervient parfois l’intérêt pour ce qu’écrit l’auteur mais aussi, la curiosité, l’habitude, l’ennui, le voyeurisme, la détestation  des idées du blog  ou  la recherche de ragots à colporter.

On est donc  bien plus protégé en se dévoilant  dans un livre qu’en exposant des choses très personnelles  sur un blog,  car  à  moins d’une promotion conséquente les révélations faites par l’auteur d’un livre restent  confidentielles.

 Il se trouve qu’en dépit du fait que tous les internautes qui me lisent ne sont pas forcément bien intentionnés envers moi, j’ai souvent besoin sur de laisser s’épancher  le trop-plein des émotions qui me submergent souvent  en raison d’une vie quotidienne bien difficile.

 Il m’arrive de publier certaines notes que j’enlève rapidement,  notamment lorsqu’elles  parlent d’une personne qui m’est proche. Les  gens qui me lisent depuis longtemps savent ce qu’il en est mais par respect pour ma famille je préfère  ne  pas laisser trainer n’importe quoi sur google.

 

A tout moment,  une  personne peut se reconstruire et   dans ce cas, il  n’est pas bon que des propos la renvoient à ce qu’elle n’est plus !  

C’est aussi parce que ce blog  est ouvert à bien d’autres choses que le débat d’opinions que je ferme souvent les commentaires.

Il faut être sacrément de mauvaise foi pour persister ne pas vouloir le comprendre.

Pour moi Les opinions sont bien moins importantes que  l’être.

 

18.01.2012

Ecrire sans masque

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Lorsque l'on est affecté par le travail de sape insidieux d'une  personne auprès de gens qui   nous sont chers, c'est  que la personne qui agit ainsi,  tire son pouvoir de nuisance  de cet  investissement  affectif. Je me  fiche de ce qu'on peut dire ou écrire sur moi  lorsque les gens me sont indifférents.

Etre dénigré auprès de gens auxquels on attache de l'importance pose une angoissante interrogation.   :" Est-ce que les gens auxquels j'accorde ma confiance et parfois bien plus  peuvent se laisser influencer par   une  telle attitude ? "  Mais il est souvent trop tard car  se mettre en position de se défendre d'attaques si sournoises que  les gens qu’on estime ne les voient pas  donne rarement le beau rôle. Le piège se referme. . On est entraîné dans une spirale négative d'où l'on ne peut sortir indemne, l'autre tirant parti de cette déstabilisation  pour inverser  la situation à son avantage en niant toute responsabilité dans  lé dégradation des échanges  dont il dit être  la  victime.

Face à  de telles interactions minées à la base, le plus sage est de quitter la partie.

C'est difficile lorsque l'on est attaché  à une personne que l'on croyait assez lucide pour  comprendre ce qui se passe  mais  sa réaction  ou  parfois son absence de réaction à ce qui  blesse   est déterminante pour la suite des  échanges.  

Si je généralise, c'est bien entendu  parce  que  de telles attitudes sont d’une grande banalité mais aussi pour marquer ma désaffection  pour des gens  qui avaient pris   trop d’importance pour moi. 

Un surinvestissement affectif  n’est jamais anodin. Il révèle une faille qui expose et fragilise. Je le savais ; je connaissais cette faille mais j’ai pris le risque de vivre cette situation parce  qu’elle  accomplissait quelque chose en moi.

 

Mettre toute sa sincérité dans des échanges  pollués par des gens sournois expose à de  douloureuses déconvenues.   Aujourd'hui je ne veux plus donner le pouvoir de me faire mal à des gens pour lesquels les relations sociales    s'appuient en grand partie  sur des  jeux psychologiques comblant la vacuité  de leur existence.

Faut-il pour autant cesser d'être sincère ? Je ne ferai  jamais ce choix.   Traverser la vie avec un masque et des faux semblants ?   Non merci, très peu pour moi. Dans l’écriture, je suis livrée parce que c’est la seule façon de  toucher ma  vérité.

Et tant pis s'il m'arrive d'en souffrir. La vie n'a jamais été un long fleuve tranquille mais rien n'empêche d'en changer le cours pour   ne pas s'épuiser dans d'inutiles remous.

 

16.01.2012

Vieillir, c'est fermer certaines portes....

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Je  me suis enfin libérée de lui,  "l'être aimé invisible "auquel j'avais dédié un  livre et qui m'avait inspiré ma pièce la Toile. Je ne retrouvais plus l’homme  que j’avais tant  aimé en lui au temps où nos échanges vibraient encore.  Mais le temps a passé. 

Vieillir c'est fermer des portes, les  quitter l'une    après l'autre  jusqu'à se cantonner dans un espace  restreint où l'on détermine un essentiel à préserver   parce qu'il révèle le sens de toute  une vie. Tout ce qui le fragilise, le met en question finit par faire peur.

Je ne fais pas partie de son essentiel, pas même dans l'idée. C'est le seul reproche que je pourrais lui faire mais en ai-je le droit ? Qui  pourrait avoir la  prétention d'exister dans cet espace intime qui appartient à chacun ou circulent déja  les souvenirs de tant de visages et l'essence de tant d'être aimés ?  Je devine  ce qui est important pour  lui et je comprends pourquoi.

C'était  l'espace virtuel qui faisait illusion, celui où il semblait être parce qu'il s'y exprimait  mais il avait depuis longtemps quitté l'île  du possible sur laquelle nous nous étions rencontrés.

 Je ne saisis  pas  trop pourquoi  en ces temps où je commence à   refermer quelque portes, il  fait encore partie de mon essentiel à moi.. Est-ce à cause de "l'être aimé invisible" et "la Toile" qu'il reste à ce point lié à ma vie ? À présent  je n'ai plus besoin de savoir ce qu'il devient. Je préfère même ne plus jamais en entendre parler.

 Je n'avais pas compris qu'à partir du moment où j’avais  prolongé  dans l'écriture , cette étrange  relation,   elle n'avait plus besoin d'exister ailleurs.

 

10.01.2012

Les angoisses d'une mère

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"J'ai peur pour Julien. J'aimerais qu'il rencontre un peu de tolérance. Je voudrais qu'on ne lui fasse pas payer notre indépendance d'esprit ou notre grande  gueule. Mais comment ne pas l'ouvrir quand on vous bousille un en­fant sensible et intelligent ?

J'en veux pas à la société de n'avoir pas su nous faire une place, à Patrick et moi. Nos choix étaient hasardeux et nous les assumons. Je me battrai pour Julien. Je sais que nous parviendrons à  le sortir de la nuit. S'il m'arrive encore d'espérer gagner quelques subsides de mon art, c'est avant tout pour  le libérer du poids de la fatalité, lui permettre d'oser ouvrir ses ailes pour prendre son envol et  réveiller la grande et belle âme qui sommeille en lui.

Mais les fenêtres sont troubles, brouillant un ciel devenu livide  Et pourtant c'est l'été".

 

extrait de : la grognasse

 

 

23.12.2011

Si on avait su !

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A chaque fin d'année , on espère que la nouvelle sera meilleure. Mais  lorsque l'on entre à la fois dans un nouveau siècle et un nouveau millénaire, tous les espoirs sont permis mais rapidement déçus comme en témoigne les souvenirs de la  "grognasse"

 

"Heureusement qu'on est au vingt-et-unième siècle. C'est bien, parce qu'on y est rentré plutôt deux fois qu'une, dans ce troisième millénaire. Le premier janvier 2000 et le pre­mier janvier 2001. Entre les deux, ça compte pas. Il ne s'est rien passé du tout. C'est toujours pratique, les séances de rattrapage pour ceux qui n'auraient pas remarqué le “deux” sui­vi des trois zéros. C'est vrai que si on est un peu distrait,  on rentre dans un millénaire sans s'en  apercevoir, un peu com­me si on se trompait de porte.

C'est sûr que c'est tellement rare, un changement de millénai­re que c'est normal que certains aient eu envie de jouer les prolongations. Et puis, on attend toujours ce qui va changer : Alors on espère que 2001 sera un peu plus divertissant, parce qu'il faut bien reconnaître qu'à part quelques gros feux d'artifice, ça n'a pas changé grand chose, le fameux an 2000. Tout gamin déjà, on se faisait une fête à la perspective de vivre un jour cette année mythique ! On imaginait les choses les plus extravagantes. Et puis, rien ! Si on avait su que le bogue n'aurait pas lieu et que les jours couleraient toujours aussi insipides et monotones, que nos dirigeants nous raconteraient toujours les mêmes bobards qu'on ferait semblant de croire pour pas les vexer, que les “affaires” amuseraient toujours des juges en mal de vengeance et de célébrité, que nos athlètes interdits de dopage par la Ministre des sports rateraient leurs Jeux Olympiques, que le spectacle dernier cri s'appellerait “Roméo et Juliette”, que les puceaux et les pucelles iraient chercher leur nouvelle star  en écoutant le vieux Jean-Paupaul aux Journées Mondiales de la Jeunesse et que les Américains éliraient un Président avec moins de voix que son concurrent, oui si on avait su tout ça , je sais pas si on aurait payé pour voir ça . On aurait donc pas  attendu le grand soir et au lieu de rêver, on aurait peut-être pu com­mencer à changer les choses."

 

 extrait de mon livre  "la grognasse "

 

20.12.2011

La faute à Dieu ?

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Catharsis : Mais toutes ces injustices, vous les expliquez comment ?

 

Zorro : Ce ne sont pas des injustices. C’est le chemin de chaque être humain. Le seul bureau des réclamations  concevable est   celui qui s’adresse à Dieu.  Inutile d’aller manifester à plusieurs ou d’envoyer une délégation syndicale pour négocier avec lui. Il ne reçoit pas les gens en groupe et parle à chacun de nous. C’est   à Dieu qu’il faut demander pourquoi il nous a fait pauvre, mal foutu, malade, infirme, trop petit, trop gros, trop laid enfin trop quelque chose. Qu’il réponde ou pas est sans importance puisqu'au fond de nous, nous savons ce que nous avons à accomplir de la façon dont Dieu nous a créés..

 

Oasis : Il a bon dos votre Dieu. Personne n’est responsable de rien alors ? Pourtant on est souvent pauvre parce qu’on ne veut pas travailler, gros parce qu’on mange trop et  malade  à cause d’une mauvaise hygiène de vie. Si l’on se dit  que c’est le destin, on baisse les bras  et il n’y a plus qu’à se laisser aller.

 

Zorro : J’allais y venir. Pourquoi nous adresser  à Dieu ? Parce que c’est la seule façon d’être face à nous-mêmes et de nous demander par exemple pourquoi suis-je né avec  un handicap et comment à partir de là, puis-je mener au mieux ma vie ? Comment saisir au mieux  la chance que Dieu m’a offerte  en me privant de la capacité de séduction que m’aurait donnée une beauté arrogante ou  pourquoi m’a-t-il fait connaître la misère, jusqu’à me faire dormir  sur un trottoir ?  Á quoi cela me sert-il ? Qu’est-ce que j’ai compris sur moi, sur les autres et qu’est-ce que je fais avec ça ? C’est le contraire de la fatalité. Ceci me semble bien  plus créatif de considérer ainsi les choses plutôt que d’attendre  une révolution qui ne vient jamais ou alors  tellement  entachée de sang qu’elle  ne peut imposer sa loi que dans un totalitarisme qui en  nie les idées généreuses.  Le principal ennemi du communisme n’est pas le capitalisme, c’est  Dieu mais  le principal ennemi du capitalisme n’est pas non plus  le communisme, c’est aussi Dieu. Notre véritable force, c’est encore Dieu. Il est le  seul vrai concurrent de tous les systèmes politiques. Il est le seul à offrir à chacun de nous la possibilité d’être  ce pourquoi nous sommes venus sur terre. Que nous soyons pauvres, handicapés ou encore malades,   notre vulnérabilité  nous met  en contact avec le divin. Aucun idéal politique ne peut  nous faire ainsi  approcher notre vérité intime.  Attention :  j’ai bien dit “Dieu”  à ne pas confondre avec une quelconque religion. Parce qu’elle sont des institutions,  les religions sont souvent le plus sûr moyen de nous éloigner  de la véritable lumière spirituelle. Elles ne nous aident pas à nous  trouver. Elles  disputent au politique  le pouvoir sur les foules pour assurer leur domination.

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 extrait de ma pièce :   La Toile

14.12.2011

Des évènements qui lessivent l'imaginaire

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Lorsque  je suis confrontée à des évènements sortant du commun je me sens  le devoir de le dire   surtout si ces faits révèlent l’envers du décor d’une société  cynique et malade Je préfèrerais de loin  l’emportement de la fiction et sa capacité d’évasion.

J’ai longtemps entretenu le souvenir de chimères pour ne pas me coltiner   le réel de trop près mais les meilleures choses ont une fin y compris quand ce sont des illusions.

Mais  depuis que des problèmes de voisinage ont fait  peser une menace sur un immeuble que je n’ai pas les moyens de quitter, il ne me reste plus qu’à faire face.  J’ai noté et daté   tous les faits   pour les ressortir en temps voulu si ceci s’avérait  utile.    Le prix à payer, est que  ces évènements sont si oppressants qu’ils  on  lessivé mon imaginaire.

Il n’y aura même pas matière à en faire un livre. Ces  manipulations d’un pervers narcissique et les négligences, complaisances ou les complicités qui lui permettent d’être toujours là et toujours  aussi malveillants des mois plus tard  ne sont même pas intéressantes. Un livre qui retracerait ces faits serait  d’un ennui mortel pour le lecteur qui se demanderait s’il n’est pas en train de lire le compte rendu d’un procès.

 

Bien sûr je pourrais parler des sentiments, m’étendre  sur l’impression d’injustice de se  savoir trainé dans la boue  pour avoir simplement fait preuve de civisme, je pourrais  décrire l’angoisse de  voir tant de choses louches se tramer dans cet immeuble et de ne même plus oser les dire de peur de passer pour paranoïaque. Mais la littérature mérite mieux  que ça.

L’avenir dira si la succession  de  faits pénibles qui minent la vie de mon immeuble ne sont qu’une suite de coïncidences  fâcheuses dont la conclusion est proche ou s’ils répondent à une autre finalité. Dans la deuxième hypothèse, il me faudrait écrire ce livre qui ne serait pas fait pour être littéraire.

 

Je  n’aspire pourtant  qu’à retrouver au plus vite ma tranquillité pour me consacrer à ma vraie création.